un pavé dans le sac à dos
Un achat compulsif !Peut-être l'envie secrète de renouer avec le temps de ma jeunesse où je dévorais à belles dents les pavés délicieusement terrifiants de Stephen King... Allez savoir.
Il est énorme ! 15, 6 cm par 24, et 4,5 d'épaisseur (c'est la première fois que je mesure un livre...).
Je me le réserve pour ce premier week-end de vacances, vu que je pars m'exiler en solitaire quelques jours dans un coin maritime et silencieux. J'en salive d'impatience !
Je n'étais pas du tout partie pour acheter ce livre, ça fait bien dix ans ou presque que je ne lis plus Stephen King et que je ne m'intéresse plus à ses nouvelles parutions. Depuis Sac d'os je crois. Que j'avais adoré par ailleurs. Mais dont je suis incapable de vous évoquer le contenu. Pauvre mémoire...
J'avais aussi aimé Rose Madder, Bazaar, et l'incontournable La Part des ténèbres. Bazaar, je peux vous en parler ; l'histoire m'est restée en tête, peut-être parce que je l'ai lu deux fois... Une paisible bourgade, un nouveau magasin qui ouvre, sorte de brocante, vente d'objets divers "second hand", tenu par un personnage sombre et mystérieux comme il se doit. Dans la vitrine chacun aperçoit l'objet dont il a toujours rêvé : carte rarissime de base-ball, poupée ancienne, etc. Soumis à une convoitise irrépressible, les gens entrent donc successivement dans la boutique. Mais bien sûr, l'objet est à chaque fois trop cher... Alors le marchand, gentil, propose un petit arrangement : l'acquéreur doit aller faire une petite blague innocente à un autre habitant du bourg. C'est rigolo, un peu bizarre peut-être, mais sans conséquences apparentes. Sauf que toutes ces blagues mises bout à bout, et judicieusement choisies par le marchand diabolique qui semble en savoir très long sur tout le monde, exacerbent les haines, les rancoeurs, font ressurgir les vieilles jalousies mal cicatrisées... Et, faisons confiance à Stephen King, les choses finissent par tourner au carnage.
Ce bouquin est un chef d'oeuvre de psychologie. La sauce prend lentement, tous les rouages de la mécanique qui conduit à la haine aveugle et au crime sont décortiqués avec une grande justesse et une grande jubilation. Comme toujours chez King les personnages foisonnent, on est conduit dans un microcosme bouillonnant. Et tout va crescendo jusqu'à l'apocalypse finale.
Redécouvrez Stephen King... Seul, dans une maison au bord de la mer, à 3 heures du matin avec un peu de tempête...
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