merci Mermet

Publié le par Christelle

C'est son premier livre. Elle l'a écrit après avoir écouté sur France Inter un reportage sur l'Argentine dans l'émission Là-bas si j'y suis. Depuis elle en a publié d'autres, dont un, Soliman le pacifique, qui a remporté un prix (mais j'ai oublié lequel).

J'aime beaucoup Lettres à une disparue, découvert cette année (scolaire) sur le conseil d'une collègue pas avare de bonnes idées (c'est elle qui m'a prêté Les cerfs-volants de Kaboul, dont je vous parlerai un jour).

C'est un roman épistolaire, très court, d'une écriture très simple mais qui sait toucher par des mots justes. Un concentré d'émotion.

Melina vit quelque part en Amérique Latine ; il y a quatre ans sa fille Paloma a été arrêtée avec son mari et sa petite fille par les militaires au pouvoir. Elle ne les a jamais revus. Disparus comme tant d'autres. Ne parvenant pas à surmonter cette épreuve, Mélina se décide à écrire à sa fille des lettres qu'elle conserve et dans lesquelles elle se livre. Et puis le temps passe, le régime politique change, et l'espoir de retrouver non pas Paloma, mais sa fillette Nina, renaît. Mais rien ne sera facile et le retour à la vie prendra encore beaucoup de temps. Melina finira par comprendre que pour être vivante auprès de sa petite-fille, il faut qu'elle accepte de laisser partir sa fille.

Lse thèmes de la disparition et du deuil sont abordés avec une extrême finesse. Les mots et les sentiments de cette mère sonnent juste, ses souvenirs sont émouvants. Rien de mièvre, comme pourrait le laisser croire au premier abord la couverture du livre, que je ne trouve pas très réussie. Le contexte politique, la dictature, la violence et l'impunité des bourreaux sont aussi évoqués, de façon à donner au récit une portée plus universelle.

Ce récit est paru dans la collection "contemporain - collège" ; je le conseillerais à partir de 12-13 ans. Idéal autour de 15 ans, quand on a un peu de culture politique (Chili, Argentine).

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Publié dans litté jeunesse

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