mes auteurs préférés (2)
Je me disais tout à l'heure en lisant un des récits du tout récent La Lampe d'Aladino, confortablement vautrée sur la banquette, en me goinfrant de chocolat noir-praliné-noisettes (ceux qui suivent n'auront pas oublié que je me suis proposé de regoûter les Maxi Plaisir de ma marque préférée ; à ce propos, il n'est vraiment pas terrible, passez votre chemin et restez aux fondamentaux : noir noir noir sans rien dedans)...je me disais donc en savourant ce moment de détente bien mérité après une dure journée de labeur et de grammaire (française et latine, buvons la coupe jusqu'à la lie)...
bref, je me disais que Luis Sepulveda méritait de figurer dans le top ten de mes auteurs préférés.
Il y a eu d'abord Le Vieux qui lisait des romans d'amour, devenu un classique, à tel point qu'il s'étudie au collège et au lycée. Incontournable bijou d'amour, justement, de la terre et des hommes, de l'intelligence et de la nature, de la justice et de la dignité. D'humour aussi. Ceux qui ne l'ont pas encore lu ne méritent pas de consulter ce blog (je plaisante..., venez et revenez, mon blog rank vous remerciera).
Il y a eu ensuite, mention spéciale, Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre. Un des meilleurs recueils de nouvelles de tous les temps. Celui que j'emporterais si je devais partir vivre sur une île déserte. Il est divisé en quatre parties qui donnent le ton : "Rendez-vous manqués de l'amitié", "Rendez-vous manqués avec soi-même", "Rendez-vous manqués avec le temps qui passe", "Rendez-vous d'amour manqués". Emouvantes, drôles, étranges, grinçantes, toutes ces histoires sont celles des failles qui traversent notre quotidien et transforment nos vies, des pistes empruntées ou délaissées du destin.

Il y a encore Le Neveu d'Amérique, lu récemment, récit autobiographique des persécutions dont Sepulveda a été victime comme nombre de ses compatriotes chiliens dans les temps troublés de Pinochet.
L' Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler, que vous pourrez trouver sur les rayonnages dédiés aux contes pour enfants, Journal d'un tueur sentimental et bien d'autres que je n'ai pas encore lus (il faut bien en garder quelques-uns pour mes vieux jours...).
Sepulveda, c'est pour moi une écriture libre et poétique, des récits émaillés de rencontres improbables rendues réelles par la seule force de l'évocation. J'ai envie de suivre les errances de ses personnages et de croire à son monde où la Vie foisonne, souvent avec une certaine rudesse. Voilà : rudesse et poésie, sagesse et absurdité. Je crois que c'est un peu ça.
En passant : ses ouvrages sont publiés aux éditions Métailié (avec le petit gecko). Qui publie d'excellents bouquins d'auteurs latino-américains.
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