réhabilitation
Une petite précision s'impose à propos du grand Victor, chroniqué récemment sur ces pages. Même sans l'avoir jamais pratiqué de très très près, il me semblait quand même connaître sur lui deux-trois infos allant à contre-sens de la fin de Claude Gueux qui, du coup, me restait en travers de la gorge.
J'ai donc ressorti mon Lagarde et Michard et tapoté sur mon clavier pour tirer l'affaire au clair. Parce que je suis peut-être pas cultivée, mais je suis consciencieuse, et ça m'embêtait de vouer aux gémonies un monsieur avec une si belle barbe. Et connu en plus.
Donc. Respirez braves gens, et considérez ce plaidoyer vibrant en faveur du paradis céleste que fait Hugo pour clore son récit comme, disons, une erreur de jeunesse.
Elevé par des parents athées, non baptisé, Hugo se rapproche du catholicisme dans sa jeunesse. Il est croyant, même s'il ne va pas à la messe et s'il émet des réserves sur le dogme de l'Eglise. Son évolution commence après 1848 quand il se rend compte de l'indifférence de l'Eglise catholique devant la misère du peuple et se confirme en 1851 après le coup d'Etat et l'avènement de Napoléon III. Il se définira ensuite comme "libre penseur" et mènera un combat incessant contre les Eglises de toutes sortes. Il refusera pour lui-même les obsèques religieuses.
En gros, après avoir mis quelques espoirs dans la religion, il est profondément déçu par les pratiques des serviteurs de Dieu et devient assez farouchement anticlérical.
Et pour conclure cette réhabilitation, une petite citation bien agréable :
J'ai donc ressorti mon Lagarde et Michard et tapoté sur mon clavier pour tirer l'affaire au clair. Parce que je suis peut-être pas cultivée, mais je suis consciencieuse, et ça m'embêtait de vouer aux gémonies un monsieur avec une si belle barbe. Et connu en plus.
Donc. Respirez braves gens, et considérez ce plaidoyer vibrant en faveur du paradis céleste que fait Hugo pour clore son récit comme, disons, une erreur de jeunesse.
Elevé par des parents athées, non baptisé, Hugo se rapproche du catholicisme dans sa jeunesse. Il est croyant, même s'il ne va pas à la messe et s'il émet des réserves sur le dogme de l'Eglise. Son évolution commence après 1848 quand il se rend compte de l'indifférence de l'Eglise catholique devant la misère du peuple et se confirme en 1851 après le coup d'Etat et l'avènement de Napoléon III. Il se définira ensuite comme "libre penseur" et mènera un combat incessant contre les Eglises de toutes sortes. Il refusera pour lui-même les obsèques religieuses.
En gros, après avoir mis quelques espoirs dans la religion, il est profondément déçu par les pratiques des serviteurs de Dieu et devient assez farouchement anticlérical.
Et pour conclure cette réhabilitation, une petite citation bien agréable :
"Le soldat et le prêtre ce sont les pires ennemis de l’humanité, car
si le soldat tue, le prêtre ment."
Publicité